COMPTE RENDU DE LECTURE 1

Brice TCHEMENI SIGANKWE.  « Le collège d’enseignement général de Foumban : Une mémoire oublie de la réunification du Cameroun»,  INTEL’ACTUEL, N°13,  2014, P (61-88).

Du 17 au 22 JUILLET 1961, s’est tenue au collège d’enseignement général de Foumban la réunion préparatoire à la réunification du Cameroun. L’auteur est consterné  quant à l’oubli qui entoure ce lieu de mémoire. Il se pose la question de savoir comment expliquer pareille attitude vis-à-vis de la mémoire nationale. Les objectifs de son étude sont dès lors de restituer le poids historique du Lycée Classique de Foumban et de tenter de  décrypter l’ « oubli mémoriel » qui l’entoure. Il procède à l’interprétation des journaux de l’époque, documents d’archives et témoignages inédits. L’orientation de sa réflexion se déploie autour de deux points précis : les manifestations de l’oubli et les résistances à l’oubli.

           

            Dans la logique de l’auteur on peut bien percevoir que dans un premier moment il fait ressortir les  réalités qui rendent compte de l’oubli. Il cite entre autres : Un involontarisme politique,  La  responsabilité endogène des populations de Foumban, la mémorisation des lieux de mémoire célébrant le colon et à ce propos, le    journal mutation  publiait en juillet 2010 une enquête qui montrait l’écrasante majorité des noms de rues et des monuments  célébrants le colon à Douala : Pour la gloire des colonisateurs allemands et français ;  il règne,  dans le pays une politique de l’oubli du roman national camerounais.

Cependant,  l’auteur se focalise abusivement sur Foumban  et bien qu’il mentionne un oubli généralisé des lieux de mémoires il ne procède même pas à un simple catalogue des autres lieux de mémoires digne de ce nom.  Si on assiste  à un oubli mémoriel du collège d’enseignement général de Foumban, n’y a-t-il pas quelques grains de réminiscence.

            S’il est vrai que l’auteur fait ressorti dans cet article les manifestations de l’oubli du lieu de mémoire si haut mentionné, il présente aussi quelques résistances  à l’oubli mémoriel. Dans cette perspective il note entre autres : le monument de la réunification érigé à Foumban par Adamou Ndam  Njoya en 2011 ; l’auteur remarque qu’  « aucune éminente  personnalité administrative n’était là ».Au niveau de la population le nom « lycée de la réunification » serait une solution quotidienne pour garder la réalité en mémoire. Sur le plan musical, un album de la chanteuse Aminata Rasta, originaire de Foumban, pour commémorer la conférence de Foumban.

            Au terme cet exercice il faut retenir que l’auteur dans son article s’atèle principalement à   présenter les  manifestations de l’oubli du lieu de mémoire qu’est le lycée Classique de Foumban  qui a abrité la conférence préparatoire à la réunification  du Cameroun. Cependant, il fait ressortir quelques résistances à l’oubli de ce lieu de mémoire.  

 

Hermann Labou

               

           

 

 

Brice TCHEMENI SIGANKWE.  « Le collège d’enseignement général de Foumban : Une mémoire oublie de la réunification du Cameroun»,  INTEL’ACTUEL, N°13,  2014, P (61-88).

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